Votre panier
Recherche
ENGAGEMENTS
Garantie 3 ans*
Satisfait ou
Remboursé
Livraison rapide
en France et à l'international
Frais de port
6€*
en France métropolitaine
Jusqu'à 6x sans frais
à partir de 100€
Moyens de paiement
CB sécurisés
Virement bancaire
SUIVEZ-NOUS !

 

LES MODELES SIGNATURES

Ref. produit : EMM-SIGN

0.01 €
Quantité  




LES MODELES "SIGNATURE"


La Gretsch Jupiter Billy-Bo. Modèle signature Bo Diddley et Billy Gibbons


Le développement de la guitare commence aux Etats-Unis dans les années 50 où plusieurs marques rivalisent d'imagination pour être les meilleurs.
On invente à tour de bras, on dépose des brevets et quelques noms vont émerger pour rester dans nos mémoires comme Fender, Gibson, Gretsch etc.
Etrangement, ces grands hommes ne sont pas forcément de grands guitaristes. Léo Fender ne jouait pas de guitare pour donner un exemple significatif ! Il était plus intéressé à démonter une radio pour voir comment il pourrait en tirer profit afin d'amplifier ses instruments que de connaître les subtilités des gammes sur le manche.
Il fallait donc naturellement à ces génies s'adjoindre les services de guitaristes professionnels pour tester les prototypes et donner leurs avis.
Chaque nouvel instrument était donc le fruit de l'étroite collaboration entre les ingénieurs et les musiciens. Les uns étant au service des autres.

Le nom le plus célèbre est sans doute Les Paul. Il dessina une guitare si parfaite que Gibson lui donna son nom. Aujourd'hui encore, la Les Paul n'a pas changé. A tel point qu'elle est devenue désignation de la guitare. Par éponymie, on ne pense plus à l'homme mais à l'instrument.

Avec la Les Paul, les modèles "signature" étaient nés.

Plusieurs suivirent. Wes Montgomery, Charlie Chrisitan par exemple. Bon nombre des modèles Gibson étaient associés à l'époque aux personnes qui y travaillaient. La Byrdland tire son nom de Billy Byrd et Hank Gardland, ces deux guitaristes qui la dessinèrent. La L-5 inventée par Loyd Loar. Par la suite, des numéros seront donnés, la ES120, ES175, ES335 etc. Plus de noms mais des numéros. La guitare était entrée de plain pied dans l'ère de l'industrie.

Comme pour combler la dépersonnalisation apportée par les numéros qui désignent les modèles, on va avoir besoin d'y associer des noms.
Le marketing invente l'endorsement. Il ne s'agit plus de donner son nom à un instrument ou de participer à sa création, la marque doit acquérir de la notoriété en ayant dans son "écurie" des musiciens célèbres. Qui font vendre...
Le marché de la guitare explose. Les instruments se démocratisent et la guitare moderne engendre une véritable révolution musicale. Tous les jeunes rêvent de jouer de la guitare !

En 1938, Charlie Christian achète un modèle Gibson ES150 Electric Spanish (d'où le nom ES que l'on trouve sur les Gibson), première guitare dotée d'un micro magnétique. Il est le pionnier du guitariste soliste. Il montre au monde entier (comme le fait à Paris un certain Django Reihardt) que la guitare peut devenir un instrument soliste.
Charlie Christian ne va malheureusement pas jouer longtemps puisqu'il meurt en 1942 d'une tuberculose aggravée par une pneumonie.
Mais en trois ans, Charlie Christian va révéler le potentiel de la guitare électrique et révolutionner la musique moderne.
A titre posthume, le micro de la Gibson ES150 va porter son nom.
S'il s'agit d'un hommage, on comprend tout de même que la signature  apposée sur un modèle n'est pas forcément synonyme de spécificités. Puisque le micro n'a pas été conçu par et pour Charlie Christian.
C'est aussi une constante des modèles signatures que de devenir "hommage" quand ils sont créés après la mort de l'artiste.
On va ainsi créer la Jagmaster pour rendre hommage à Curt Cobain de Nirvana.
On va associer à quelques effets le nom de Jimi Hendrix. On va exhumer la Jazz Bass de Jaco Pastorius.
La mort de Dimebag Darrel engendre tellement de modèles signatures que la famille s'en émeut. On ne peut décemment sortir plus de modèles signatures que de modèles joués par le guitariste de son vivant !


Reproduction du micro Charlie Christian par Seymour Duncan



Vous pouvez, en cliquant sur le lien YOUTUBE, accéder au solo de Charlie Christian

Ainsi les musiciens endorsés apparaissent sur les catalogues pour booster les ventes. Et à la pin up des années 50 que l'on retrouve sur les brochures, succèdent les musiciens en vogue.


Sur le catalogue Fender de 1959, on retrouve les artistes qui font vendre !
Mary Kaye laissera son nom à la couleur blonde sur corps en frêne avec accastillage doré


On ne parle donc pas de modèles signature. Les quelques marques qui ont émergé vendent leurs modèles bien établis sur le marché. Il suffit donc de se montrer avec un modèle de la marque. Hank Marvin va ainsi propulser les ventes des Fender Stratocaster en Europe dans les années 60. A tel point que la couleur de sa guitare, le Fiesta Red va obliger la marque à repeindre des modèles Sunburst pour répondre à la demande croissante.

Le prix des guitares n'est pas toujours démocratique. Et les grands musiciens jouent sur des instruments chers, très souvent, pour ne pas dire toujours, hors de portée des bourses des jeunes. John Lennon ne va pas commencer la guitare avec une Rickenbacker ! Ni Clapton sur une Martin !
A l'époque, les jeunes tentent d'imiter les grands avec les moyens du bord !
Les guitaristes manouche par exemple récupèrent de vieux instruments sur lesquels ils montent les cordes les meilleur marché de l'époque, les Argentine.
Les jeunes achètent des guitares souvent italiennes, équivalent des guitares chinoises aujourd'hui. Et on rêve à la belle Américaine !
Les magasins de musique n'ont bien souvent qu'une Fender ! Alors, pensez, des modèles signatures...

Tout change au début des années 80. Le marché voit arriver l'émergence des pays asiatiques. Et les grandes marques qui se partagent le marché, voir leur statut remis en cause.

Au début, les grandes marques asiatiques comme Ibanez, Yamaha ou Tokai se contentent de copier les grands modèles.
Yamaha redessine quelques modèles célèbres. Et il faut avouer que le résultat n'est pas toujours à la hauteur. Par exemple, la SG garde l'inspiration Gibson avec ses deux échancrures mais c'est à peu près tout. C'est tout de même une des meilleures ventes de la marque.




Ibanez ne propose qu'un véritable modèle baptisé "Artist" et qui n'est guère utilisé. Nous mettons une vidéo d'un des seuls groupes qui en utilisent une, le groupe Triumph. Ce qui donne par ailleurs l'occasion d'écouter l'excellent guitariste Rik Emmet !




Et pourtant, les Japonais produisent des guitares d'une qualité équivalente aux Américaines à un prix moindre. Il leur faut se développer...

Les premières Fender japonaises sont d'une si bonne qualité que le marché américain est menacé ! Le logo Fender est de fait réduit et le nom Squier agrandi ! On change les micros pour mettre des bas de gamme.
Pourtant, les premières Squier sont encore recherchées par les collectionneurs tant leurs qualités sont grandes.

Le coup de génie d'Ibanez est de reprendre l'idée première des inventeurs des années 50... On s'adjoint les services de guitaristes prestigieux. On les endorse. Mais également on les fait participer à l'élaboration des modèles.
Ibanez va ainsi investir massivement et devenir une des premières marques sur le plan international grâce à cette idée.
Et communiquer à l'envi.

L'extra-terrestre des années 80, c'est Steve Vai. On le voit sur tous les magazines avec son modèle Ibanez. Sa guitare, la JEM, ressemble à une Stratocaster mais elle dépoussière totalement son ainé en lui apportant les modifications de sa génération. Un Floyd Rose, des micros modernes hybrides entre les simple bobinage de la Fender et des doubles de la Gibson. Des frettes jumbo, un manche aplati qui sera désormais la marque de fabrique de la marque nippone et qui permet de jouer vite. Un modèle trois manches en forme de coeur qu'il sort en concert, un modèle troué comme du cheddar, des couleurs excentriques qui collent parfaitement avec l'époque fluo des années 80 ! Steve Vai va littéralement propulser la marque au firmament de la guitare.
Charvel et Jackson ne vont d'ailleurs pas s'en remettre ! Alors qu'elles étaient les marques préférées des guitaristes de hard-rock des années 80 !





Années 80 : t'as le look Coco !
Les couleurs fluo s'affichent sur les vêtements et sur les guitares
Guitare Ibanez, basse Yamaha, la révolution nippone est en marche !



Son professeur Joe Satriani rejoint aussi Ibanez (NB : Joe Satriani a donné des cours au jeune Steve Vai et fut donc à un moment son professeur).

Face à un tel succès, Ibanez se tourne logiquement vers le hard-rock pour aujourd'hui s'offrir les services d'un tas de guitaristes.
On ne compte plus aujourd'hui les endorsements chez Ibanez à tel point qu'il est impossible de tous les nommer !

Le marché réagit et toutes les marques veulent leurs guitaristes !
La bataille fait rage. Et dès qu'un artiste acquiert un peu de notoriété, on l'endorse et on lui fait son modèle signature.

Les années 90 voient donc l'émergence des modèles dits "signatures". Tels les sportifs, les joueurs rejoignent les grosses équipes.
Clapton rejoint Fender, et joue sur une Martin pour l'acoustique et sur de vieilles Gibson pour les sons jazzy.
Son modèle signature semble bien être le fruit de ses exigences acquises par des années d'expérience. Et on imagine qu'il est intègre. Qu'il faut des micros Lac Sensor pour sonner comme lui !
On se précipite pour acheter sa guitare.
Mais que se passe-t-il ? Fender rompt son partenariat avec la marque de micros Lace Sensor et Clapton adopte les nouveaux micros Noiseless.
Et pareil pour Jeff Beck !
Heureusement que nous ne sommes pas mauvaises langues. Car cela signifierait que ces grands guitaristes varieraient leurs modèles selon les contrats des marques qu'ils représentent !
Et pendant qu'on y est, on va dire que Clapton joue avec une Martin de 1939 parce qu'il apprécie le son qu'elle a acquis avec le temps ! On se dit qu'après tout ce temps, elle est unique ! Et donc qu'il est impossible de créer un modèle signature acoustique avec du bois jeune en grande production ! Que ce serait une ineptie. Pourtant, le modèle signature existe.

Vous l'aurez compris, la mode du modèle signature devient rapidement le grand n'importe quoi et on voit se multiplier les aberrations.

Steve Vai doit avoir décliné une cinquantaine de modèle signature en quelques années. Un trou pour la poignée, des couleurs fluo, une lumière à l’intérieur, une décoration qui change. Cela suffit pour sortir un nouveau modèle.

Gibson sort un modèle signature Angus Young d'AC/DC avec... un vibrato !!!
Pour ceux qui connaissent la carrière d'Angus Young, c'est une aberration totale. On a échappé de peu au Floyd Rose !
Et bien curieusement, on ne voit toujours pas Angus avec une SG dotée d'un vibrato... On m'aurait menti ?
Angus Young, une victime à l'insu de son plein gré !

Autre idée marketing, associer le modèle signature à un anniversaire. On va donc célébrer le partenariat en sortant... un modèle signature.


Washburn aime tellement Nuno Bettencourt que les employés doivent lui offrir un container de modèles signatures à chaque fois qu'il vient leur dire bonjour !


Savez-vous qu'en 1998, on a célébré les 90 ans de Hoshino Gakki Ten, le propriétaire d'Ibanez ?
Allez hop ! Joyeux anniversaire Hoshino !
Pour fêter ça, quelqu'un a eu l'idée originale de créer un modèle... signature ! Ca a dû lui faire plaisir !
300 exemplaires à 2.000 euros pièces... On espère qu'il aura eu deux fois du gâteau !



On se demande même parfois comment certaines marques osent...

Gretsch propose un modèle signature "BONO", le guitariste - pardon- je veux dire le chanteur de U2 !
Avec la particularité d'arborer une couleur vert irlandais. Pour le reste des spécificités, ils y travaillent encore... Mais la couleur est vachement bien.
Ca donne envie non ?


Je chante donc je suis. Et comme je suis connu, j'ai mon modèle signature !

Qu'on m'explique comment Fender peut sortir un modèle signature Billy Corgan qui a comme seule particularité d'avoir trois micros DiMarzio (en dehors des autocollants, précisons-le) ! Fender devrait au contraire être vexé de voir un guitariste ne pas aimer ses micros. Et pourquoi Fender ne crée-t-il pas les micros pour Billy Corgan ? S'il y a un son nouveau ? Pourquoi faire appel à une autre marque ? Seuls les micros seraient des signatures ?
La marque fabrique bien des micros ?
Vous imaginez une Renault modèle signature Sébastien Loeb avec un moteur Custom Mercedes ? On crierait à l'imposture. On critiquerait Renault. Ce serait mettre en cause le savoir-faire des ingénieurs Renault. On mettrait en valeur les moteurs de la marque française. Des têtes tomberaient. Les ministres s'en mêleraient. Les politiciens se fâcheraient. Le peuple s'insurgerait. La cause deviendrait nationale !
Mais là non.
Il suffit de changer des micros et de les prendre chez un concurrent (ou un partenaire) pour obtenir un modèle signature.



Billy Corgan présente son modèle signature. Appréciez les autocollants car pour le reste, rien de nouveau. Mais n'espérez pas les avoir sur votre guitare, ils ne figurent pas dans le modèle signature en vente !

Nuançons. Si les modèles signatures se multiplient, cela montre que les fabricants et les musiciens ont des idées.
Bon nombre de modèles signatures ont permis des avancées technologiques et ont contribué à l'amélioration des instruments.
Des marques se sont révélées grâce au coup de pouce des musiciens célèbres. Le modèle signature Fender Clapton est doté d'un TBX et d'un Mid-Boost contrôle qui multiplient les possibilités de la Stratocaster. Son manche en V est une particularité que vont découvrir nombre de guitaristes. Une bonne découverte pour certains.
Eric Johnson travaille réellement à améliorer la Stratocaster en variant au millimètre certains éléments de l'instrument mythique.
Van Halen va libérer le Floyd Rose et Steve Vai nous dévoiler des utilisations jusque là inexplorées.
On va s'intéresser à la forme des manches, des volumes, des frettes, on va creuser les corps et laisser libre imagination aux musiciens pour faire avancer l'instrument.

Grâce à tout cela, le jeune qui s'achète une guitare possède un instrument cent fois meilleur qu'il y a cinquante ans.
Les plus âgés savent combien il était difficile d'effectuer un bend avec des cordes qui ressemblaient plus à des câbles qu'à des cordes. Quand les cordes n'étaient pas à deux centimètres de la touche !
Si l'on peut remettre en cause la société de consommation qui nous pousse toujours à acheter plus que de raison, on ne peut que saluer les progrès dus entièrement aux instrumentistes.
Et cela n'est pas prêt de s'arrêter...


Dernier point important.
On se pose souvent la question :
Les artistes jouent-ils vraiment sur les modèles "signatures" que l'on trouve sur le marché ?
Autrement dit, sur quelles guitares jouent les professionnels ?

Le musicien qui a l'habitude de jouer plusieurs heures par jour s'habitue à un type d'instrument et à un son particulier.
Car passé un certain niveau, les guitaristes professionnels s'apparentent à des sportifs ayant besoin d'un entraînement intensif avec un matériel tout aussi spécifique.
Au fil du temps, le musicien s'habituera à certaines sonorités. Il deviendra donc sensible aux bois et aux différents micros sur l'instrument. Sur les amplis et effets en amplification.
Il s'habituera aussi à l'ergonomie de l'instrument. Le diapason, l'action, la taille des frettes, la forme de l'instrument.

En passant d'un instrument à l'autre il voudra retrouver ses sensations. C'est pourquoi certains instrumentistes, en général les "techniciens", vont créer des modèles "signatures" qui les suivront et qu'ils feront évoluer au fil du temps.
Des techniciens comme Steve Vai, Joe Satriani jouent sur des instruments bien spécifiques et seraient totalement perturbés s'ils n'avaient pas leurs modèles sur scène !

Par ailleurs, les guitaristes qui s'intéressent à leurs instruments les bidouillent bien souvent et réalisent eux-mêmes leurs propres modèles. Edward Van Halen va lui même créer ses guitares et participe encore aujourd'hui à leur production.
Il faut dire qu'Edward possède encore vingt mille rouleaux de scotch qu'il doit dérouler sur ses guitares... Il lui reste du stock.
Brian May, le guitariste de Queen a fabriqué, avec son père, sa guitare de A à Z avec parfois les moyens du bord !
Malcom Young d'AC/DC va enlever le micro manche sur ses Gretsch puisque celui-ci ne lui sert pas. On notera que Gretsch lancera un modèle signature Malcom Young avec deux micros... Et un autre avec un micro. Il ne s'agit pas de se rapprocher du son de Malcom Young mais d'essayer de répondre aux attentes des clients qui veulent les deux. On attend toujours le vrai modèle signature respectant les spécificités du guitariste australien !
Aussi les instrumentistes professionnels se rapprochent-ils de la lutherie au fur et à mesure qu'ils évoluent.

Autre donne capitale, le guitariste professionnel prend la route et part en tournée.
Ses instruments vont subir des variations de températures, vont subir des chocs et surtout, il va falloir les amplifier. Ce qui n'est pas une mince affaire puisque si votre guitare est fausse, vous menacerez le concert. Si vous larsenez à tout bout de champ, vous casserez les oreilles de votre auditoire. Et si vos potards crachouillent, ils crachouilleront en 20.000 watts de puissance...
Sans parler de la panne toujours possible...
Adieu le DVD !

C'est pourquoi les guitaristes professionnels se font aider par des techniciens qui leur règlent leurs instruments au poil et en prennent grand soin.
Stevie Ray Vaughan, on l'a dit adore son modèle "The One". Il l'use tant que son technicien doit tout changer. A la fin, il ne reste plus que le squelette de la guitare, en l'occurrence le corps et le manche. Frettes, électronique, accastillage métal et plastique. Tout sera changé. Mais la guitare de SRV sera toujours réglée sur un tirant de 13-58 avec l'action voulu par le guitariste texan.

Ainsi, si le modèle signature produit en usine répond aux exigences du musicien après être passé entre les mains du technicien, il sera tout à fait jouable sur scène.
Mais pour des raisons économiques, la production industrielle ne répond que très rarement aux exigences du musicien.
Les bois utilisés par exemple ne sont pas toujours de qualités équivalentes aux modèles utilisés par les professionnels.
Quand vous voyez le nombre d'heures qu'il faut à un luthier pour fabriquer un modèle, vous ne pouvez pas exiger les mêmes qualités pour un instrument de production industrielle.

On est tenté de bondir quand on voit une série limitée à 100 exemplaires.
Si la série est limitée, c'est tout simplement parce que l'équipe marketing a estimé que passé ce nombre, l'instrument ne se vendrait plus !
Ce n'est pas parce qu'une série est limitée qu'elle subit les attentions particulières des ouvriers.
Car une équipe de luthiers ne peut sortir plus de cent exemplaires en une année ! L'équipe de luthiers chez Vigier en France compte moins de dix membres et il n'y a pas 1.000 exemplaires qui sortent de l'atelier, loin de là. La qualité ne peut rimer avec la quantité, on le sait.

Un exemple qui fait réfléchir. Sur une guitare acoustique, le bois le plus prisé est sans aucun doute le palissandre de Rio (Brazilian Rosewood). Cependant son exploitation a été interdite depuis près de cinquante ans du fait de sa disparition.
On ne peut donc le proposer aujourd'hui qu'en petite quantité sur des vieux stocks récupérés (certains sillonnent les villages brésiliens pour récupérer les vieilles tables ou autres parties des maisons au cas où...).
Eh bien, curieusement, aucun guitariste ne propose de guitare acoustique signature avec ce bois précieux...
Comme quoi le marketing prend la place sur tout.

En conclusion, le guitariste connu va jouer sur un ou plusieurs instruments spécifiques réglés par son technicien quand vous achèterez un instrument de sorti d'usine. Par votre propre expérience, vous acquerrez votre son, votre technicité et verrez naturellement ce dont vous avez besoin.
Ecoutez les albums de vos artistes préférés et posez-vous la question : sur quelle guitare joue-t-il ? Qu'est-ce qu'il peut utiliser comme ampli ou effet ?
Voyez ce qui existe comme matériel, poussez la porte des magasins de musique pour voir si tel ou tel matériel vous correspond.
Internet, les forums, les vidéos ont leurs limites.
J'aime toujours cet exemple où Ted Nugent joue en première partie de Van Halen. Lors des répétitions, il demande à jouer sur le matériel d'Eddie Van Halen. Il va enfin pouvoir avoir LE SON du guitariste génial. Mais grosse déception. Le jeu de Van Halen est avant tout au doigt, en jouant sur le volume quand le jeu de Ted Nugent est en puissance au médiator. Résultat, une grosse déception pour Ted Nugent. Comme quoi, même quand on met à votre disposition l'un des meilleurs matériel au monde, il n'est pas forcément adapté à votre style !

EMMA MUSIC - 20 Rue de Sainte-Olle - 59400 Cambrai - Téléphone : 03 27 30 99 67
Emma Music © tous droits réservés
Site réalisé avec PowerBoutique - creation de site internet