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KENT

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KENT



Rien à vendre dans cette section. Uniquement l'envie de partager notre passion de la guitare

Kent est un artiste français qui débute sa carrière dans le groupe Starshooter.

Nous sommes alors à la fin des années 70 marquant un certain âge d'or du rock français. Of course ! avec trois accords et de l'énergie, on peut faire un groupe ! Plus de complexe, on y croit !

On voit donc apparaître une pléthore de groupes dont les plus célèbres sont Starshooter, Bijou, Trust et Téléphone.
Téléphone se placera dans la lignée des Rolling Stones, Trust sera plus métal mais n'oubliera pas cette influence punk qu'on retrouve dans la pochette intérieure de l'album "Répression". Bijou s'éloignera assez rapidement du punk pour un rock français plus classique, influencé qu'ils seront par leur relation scénique avec Serge Gainsbourg (le grand Serge remonte sur scène grâce à eux...).

Starshooter, c'est du pur punk. De l'énergie à revendre et l'envie de tout révolutionner. "I'm an anarchist" scandent les Sex Pistols. Starshooter chante "la nouvelle vague". Leur premier coup d'éclat c'est de dire "merde" aux Beatles en reprenant à leur sauce "Get Back".
Voyez le clip. C'est de l'énergie en puissance. On est à dix mille lieues des stars préfabriquées de la télé-réalité qui veulent faire le buzz !



Le fait de prendre les Beatles pour des has been manifeste plus le besoin de changement d'une époque qu'un manque de respect envers ce groupe. Le disque est interdit d'ailleurs.

Les textes de Kent et de Starshooter ne sont pas forcément revendicatifs. A la différence de Trust, les textes se tournent plutôt vers la vie quotidienne. Et l'ensemble reste bon enfant... L'univers des boums et de l'adolescence avec "Betsie party", "inoxydable"). Starshooter chante aussi l'ennui d'une jeunesse désœuvrée et d'une société où l'argent est synonyme de mal (d'autres chanteront "argent trop cher"). On obtient de l'argent en faisant chanter l'autre dans "Photos".



"Photos" (jolie partie de basse par ailleurs). Un homme prend des photos d'un homme "dans une partouze héroïque en train de positionner" et le fait chanter !

Le titre "En chantier" évoque un jeune désœuvré qui regarde un chantier et entend les véhicules. La récurrence des couplets et la montée progressive des hurlements forment une harmonie déjantée qui va jusqu'à la folie. Société où il n'y a rien d'autre à faire que d'entendre "hurler" les machines jusqu'à devenir dingue !



Un autre texte "Inoxydable" nous emmène dans la vie quotidienne des jeunes qui s'emmerdent et font les cons au bahut. Ca sent bon la 103SP modifiée ("l'anatomie comparée des meules gonflées") et les Sous-doués passent le bac...

Le titre "Macho" qui dénonce le féminisme des années 70 (qu'on retrouve dans le fim "L'aventure c'est l'aventure"). A mon avis, pas prêt d'arriver dans le répertoire des Enfoirés !



En 1982, Starshooter se séparera définitivement.

Kent va alors se consacrer à la bande dessinée, à l'écriture de livres et à ses albums solos. Encore aujourd'hui.

Il change assez radicalement d'orientation et s'assagit. Les textes se font plus intimistes. La focalisation se déplace de l'être humain qui voit le monde à un être humain qui nous invite à découvrir son monde, notre monde. Invitation à rencontrer une âme. Oui, on est loin du punk !



Malgré tout en 1990, c'est le texte le plus politique de Kent qui le met au devant de la scène. Dans "j'aime un pays", Kent égratigne les défauts des Français, extrêmes qui se rejoignent dans une farandole paradoxale. C'est parfois par les défauts qu'on se rend compte que l'on aime quelqu'un.
En tous les cas, Kent délaisse le rock pour la chanson française. Il rend hommage aux poètes comme Jacques Prévert et à différents artistes français.

Un autre titre connu "tous les mômes" narre la nostalgie de l'enfance. Le temps nous éloigne de notre enfance, âge d'or qui nous paraît inaccessible. Alors qu'il ne tient qu'à nous de retrouver la vision de notre jeunesse, nous préférons l'ensemble des bienséances de la société, le "décorum". Que pourtant nous n'aimons pas... Dont nous ne voulons pas...
Encore une fois, Kent montre cette dichotomie de l'homme qui le réduit par ses paradoxes. Partagée entre l'enfance et l'âge adulte, l'homme préférera ce qu'il n'aime pas au nom de la bienséance. Si Kent condamne les extrêmes comme "Komheni" ou "Jean-Marie", il loue la liberté d'expression qu'on a en France. Si les hommes détruisent la planète, ce sont les seuls qui pourront lui venir en aide...



Il écrit même un texte qui va le propulser aux victoires de la musique, "Quelqu'un de bien" interprétée par Enzo Enzo.

Ensuite, il n'intéresse plus trop les médias. Il emmerde plutôt le monde car il prend du temps de cerveau disponible. On le verra donc dans des émissions qui passent sur des chaînes et à des heures impossibles... En plus il écrit des livres...
Bref il a tout pour plaire.



A remarquer le sublime titre "Panorama" sorti en 2009.

Il y a encore mille choses à dire sur Kent. Tant son univers est vaste.

En 2013 sort "Le Temps des âmes".









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